PROFIL dupoitan

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    "J'aime le rugby et les troisièmes mi-temps."
    Genre : Garçon
    Date de naissance : 23 février 1978
    Derniere connexion : 4 juin 2009
    E-mail : charles-henri.dupoizat@lamine.fr
    Téléphone : 0123456789
    Adresse : 3 rue du Ruisseau Endormi
    Ville : Paris
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Le journée du match à l'extérieur au rugby
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Pas mal de mes amis me demande pourquoi je continue à jouer au rugby et surtout ne comprennent pas comment je peux supporter aller jouer un match à l’extérieur avec tout ce que cela implique… Le départ

Alors, oui, quel est le programme du jour ? Déplacement à Nevers pour un match de rugby. Au mieux, tu joues 80 minutes. Au pire tu ne joues même pas et tu t’es levé aux aurores un dimanche et tu reviens vers 22h chez toi au mieux.

Alors oui, pourquoi continuer ? Parce qu’on aime ce sport et les valeurs qui vont avec. Parce que le retour en bus même s’il y a défaite est sympa et est l’occasion de se connaître tous un peu mieux et de passer des moments ensemble. Mais ceci est un autre débat et j’ai juste en vie de raconter ma journée de Dimanche.

 

Ma journée de Dimanche commence jeudi à l’annonce des équipes. Je sais dans quel groupe je me retrouve et si je suis titulaire ou non. Je lis dans les journaux que la France est enrhumée et je découvre aussi que j’ai un peu la crève. Du coup, ma petite sortie du jeudi est annulée et le vendredi soir sera plus calme que prévu même si je sais que j’ai rien programmé le samedi avant 14 heures histoire de pouvoir récupérer d’une semaine de travail et faire la seule grasse matinée hebdomadaire. En effet, quand tu joues le dimanche, tu ne sors pas la veille, encore que j’ai eu plusieurs théories sur ce point et beaucoup de spécialistes se contredisent sur la journée la plus dangereuse en matière de vie nocturne (la veille, j-2, j-3). ET puis tu peux dormir dans le bus.

 

Bref, les affaires prêtes le samedi soir, je peux m’endormir pour une courte nuit puisque le réveil sonnera à 7h du mat au plus tard. Au fait, je fais les affaires la veille car ne comptez pas sur moi pour faire un sac à 6h du mat, je ne suis pas opérationnel !!!

J’arrive au rendez-vous au stade où les regards fatigués mais réjouis se croisent avant une accolade chaleureuse. Pas de café, tout est fermé, il fait 3 ou 4 degrés pas plus (et le soleil n’a pas daigné se joindre à nous…évidemment, on est en Novembre…), 2-3 personnes ont réussi à trouver des journaux qui seront lus par les insomniaques du groupe et partagés par tout le car.

 

ET c’est parti… nous voila dans un car de 56 places pour 52 personnes environ donc je vous laisse deviner la place qui reste. Chacun essaie de se poser plutôt que reposer comme il le peut. Mais qui a conçu les bus ? Ce ne sont pas des bus pour des rugbymen ni même pour des êtres normaux. Impossible de se mettre correctement pour somnoler, ou alors par terre mais là encore, 3-4 places maxi..

Après 1h30-2 heures de route, les premiers « pipi chauffeur » se font entendre et sonnent le moment de l’arrêt tant attendu du café Sélecta, clope, chocolat, sandwich et autres… mais aussi de la pause « vestiaire ».

 

Un arrêt de 10 minutes et voilà le bus reparti mais avec cette fois-ci de la vie dans le bus. On parle de la journée de championnat de la veille ou de la France, de projets extrêmement importants sur le rugby, ou de nos dernières soirées. Ca commence à chambrer et à se marrer,… la journée prend forme….. ET la ville hôte n’est plus très loin